Soutenance de thèse : Contributions au développement de modèles "petit animal" et cellulaire pour les études de pathogenèse des morbillivirus

Le mercredi 16 novembre 2016, Juliana Comerlato présentera ses travaux, au Cirad de Montpellier, lors de la soutenance de sa thèse "Contributions au développement de modèles "petit animal" et cellulaire pour les études de pathogenèse des morbillivirus".

Mercredi 16 novembre 2016 - 14 h
CIRAD - Campus de Lavalette
salle Amphithéâtre Jacques Alliot
Montpellier, France

Morbillivirus est un genre de virus à ARN simple brin de polarité négative de la famille des Paramyxoviridae. Actuellement, il est composé de sept espèces responsables de maladies hautement contagieuses dont les infections causent une forte mortalité chez l’Homme, les petits ruminants, les carnivores et chez certains mammifères marins.

De nouveaux vaccins pour l'éradication de la Peste des Petits Ruminants

Les vaccins disponibles demandent 7 à 10 jours pour développer une immunité protectrice. Après la Peste Bovine, première maladie animale éradiquée avec succès, la peste des petits ruminants (PPR) est la prochaine cible pour une éradication mondiale d’ici 2030. Le vaccin actuel basé sur la souche PPR Nigeria 75/1 est adéquat pour la campagne d'éradication. Cependant, certaines améliorations peuvent être envisagées pour accroître son efficacité et réduire les coûts. Par exemple, l’introduction d’un vaccin marqué permettrait la différenciation entre animaux infectés et vaccinés (DIVA stratégie), permettant la surveillance de l'infection, la vaccination et l’élimination rapide des animaux infectés. Ou encore la modification du vaccin actuel par génétique inverse avec l'expression d'ARN interférents capables de cibler les souches virulentes PPRV. Ce vaccin thérapeutique serait utile en situation d'urgence pour contrôler l’infection le temps que l’immunité protectrice se mette en place après vaccination.

De nouvelles perspectives pour l'étude de la pathogenèse de PPRV et d'autres morbillivirus

Afin de développer et tester ces nouveaux vaccins et outils thérapeutiques, il est nécessaire d’utiliser des modèles petit animal et cellulaire pour limiter les expérimentations avec les animaux d'élevage. Dans ce travail, nous avons contribué au développement d’un modèle cellulaire in vitro et d’un modèle murin in vivo pour étudier la pathogenèse des morbillivirus. Les stratégies développées et les résultats obtenus seront présentés et discutés. Ainsi, ce travail apporte des avancées sur le développement d’outils pour étudier la pathogenèse non seulement du PPRV mais aussi d’autres morbillivirus.

Publiée : 10/11/2016

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